BEATMAKER,Un métier de l’ombre

Le terme de « beatmaker » peut se traduire par « créateur de rythmes ». Il est en réalité un compositeur, qui, de nos jours est fréquemment associé au genre Hip-Hop ou RnB. Magicien de la MAO (Musique Assistée par Ordinateur), génie du mixage, producteur à l’écoute des artistes, le beatmaker s’est imposé ces dernières années sur la scène musicale comme un membre à part entière des projets musicaux.

A  l’origine, le beatmaker travaillait uniquement pour des collectifs de rap et des artistes bien spécifiques. À chaque album était associé un seul et unique beatmaker. Mais avec l’explosion de ce genre musical dans les années 90, ce métier a commencé à prendre une place de plus en plus importante dans l’industrie musicale.

Actuellement, bien que beaucoup de beatmakers sont de simples passionnés de musique qui travaillent pour le plaisir en parallèle de leurs études ou de leur travail, certains parviennent à se faire connaître et à vivre de leurs productions. Après avoir produit son instrumentale (mélodie en arrière-plan d’une musique), le beatmaker pourra par la ensuite : 

  • Utiliser son œuvre en travaillant avec un artiste ;
  • Diffuser cette musique sur Internet pour se faire connaître ;
  • Vendre son instrumentale sur sa propre boutique en ligne.

Un vrai beatmaker, c’est quelqu’un qui s’inspire de divers genres musicaux pour créer et proposer des sonorités uniques. Le jazz, la soul, ou même la musique classique sont d’immenses sources d’inspiration.

Le métier requiert de véritables connaissances techniques, et une créativité hors norme. Bien qu’il soit aisé de télécharger des logiciels de composition sur son ordinateur, il reste compliqué de percer dans ces milieux artistiques où les places sont peu nombreuses aux côtés d’artistes reconnus et payant correctement un beatmaker.

Max Season, jeune stéphanois de 24 ans. Il a pu faire de sa passion son métier.

« Si un beatmaker n’est pas réellement passionné par sa mission, il ne pourra pas se faire connaitre, car sa musique n’aura pas de saveurs. C’est un métier dans lequel il ne faut pas compter ses heures.

Le réel avantage de ce métier est qu’il n’y a pas vraiment de palier ou de cap lorsque tu t’améliores car, même les meilleurs continuent sans cesse de s’améliorer. Dans ce métier il faut toujours savoir se renouveler et s’inspirer de n’importe quelle musique, de n’importe quelle langue et de n’importe quel style. »