CAMILA IRIBARNE, ETUDIANTE ARGENTINE A SAINT-ETIENNE

Camila Iribarne a débuté par une année d’études dans les relations internationales, à la faculté en Argentine. Suite à des problèmes personnels, et grâce à son appétence pour les langues, elle est partie à Saint-Etienne préparer un DUT GACO. La vie des étudiants étrangers est-elle suffisamment facilitée par la ville de Saint-Etienne et son université?

Pourquoi la France ? Pourquoi Saint-Etienne ? Elle adore les langues, particulièrement le français qu’elle pratique depuis ses 13 ans. Son arrière-grand-père était familier de la France du fait de ses origines. Elle a fait un voyage à ses 15 ans en famille dans le Sud de la France. Cela l’a incitée à y faire ses études. Elle a choisi finalement Saint-Etienne car une amie argentine y fait déjà ses études.

Pour venir en France, il faut un visa étudiant.Pour l’obtenir, elle a dû absolument s’inscrire à une formation. Elle a utilisé Parcoursup. Malgré quelques hésitations elle a choisi GACO. A son arrivée en janvier 2019, elle a dû suivre des cours intensifs de français au CILEC (Centre International de Langue et Civilisation). Pendant 4 mois, 4 heures chaque matin elle a étudié le français. Cette formation coûte environ 2000 euros d’après Camila. Depuis septembre 2019, elle prépare son DUT.

Camila avait 20 ans lorsqu’elle est arrivée à Saint Étienne

Camila précise qu’un euro correspond à 80 pesos Argentin. C’est donc cher et ce n’est pas toujours facile de s’en sortir. En effet l’Argentine n’est pas stable et les intérêts sur les virements financiers sont élevés. Sa famille lui envoie de l’argent par Western Union qui est un moyen moins coûteux de transférer de l’argent. Elle est également aidée par ses APL (aide personnalisée au logement) mais n’est pas boursière. Elle arrive tout de même à bien vivre et à se faire plaisir.

Les cours, c’est comment ? «J’apprécie le contrôle continu. En Argentine, c’est inexistant » dit Camila. Le fait que la notation soit sur 20 l’a surprise ; en Argentine c’est sur 10. Elle confit aimer l’IUT mais être épuisée de réviser. Ses amis lui conseillent de faire une licence professionnelle car c’est mieux vu. Elle pense s’arrêter là.

Le choc culturel ? « Quand je suis revenue en Argentine, ma mère ne me reconnaissait plus » avoue Camila. Les discussions, les blagues, la nourriture sont différentes. C’est cela qui lui manque. « Les Français se plaignent beaucoup ».

Les sorties ? Les sorties à Saint-Etienne sont bien car en Argentine les boites ne proposent pas de soirées étudiantes. Camila trouve que c’est un plus.


Le logement ?
Par l’intermédiaire de son inscription au CILEC, elle a eu le choix entre louer un appartement ou aller dans une famille. Pour son indépendance, elle choisit de vivre seule.

La multiculturalité est un plus pour tout étudiant: français ou étranger.