Précarité des étudiants stéphanois

Saint-Etienne est une des villes étudiantes les moins chères de France. Elle attire ainsi de nombreux étudiants. Mais chaque année ils sont nombreux, ceux qui se retrouvent en situation de grande précarité financière.

Une vie difficile à gérer En effet, si l’on considère qu’un étudiant doit se loger, payer les charges additionnelles, s’autoriser quelques activités extrascolaires, investir dans du matériel de travail (PC, livres, papeterie, etc…), on se rend vite compte que le montant de ces dépenses devient conséquent. Ne disposant parfois d’aucune bourse ni aide financière autre que celle de leur famille, dont ils s’émancipent peu à peu, certains sont contraints de se restreindre. Or cela n’autorise aucun écart…

Un IUT solidaire

Il existe à l’IUT une association nommée le « FAS », Fond d’Aide Sociale. Elle existe depuis une vingtaine d’années. Elle recueille des dons généreusement faits par les usagers de l’IUT, et les reverse aux étudiants dans le besoin. C’est une aide ponctuelle qui plafonne à 400 euros. Cela peut suffire à sortir d’affaire certains bénéficiaires.

De son côté l’Université Jean Monnet lance chaque année l’opération BOURSE PC PORTABLES. Elle a pour but d’aider une centaine d’étudiants à acquérir un ordinateur portable, en proposant un financement de 200 euros sur critères sociaux.

Un étudiant sur deux travaille pour subvenir à ses besoins et payer toutes ses charges. Mais il est difficile de trouver un emploi qui coïncide parfaitement avec un emploi du temps universitaire. Mis à part la restauration rapide, ou les emplois de caisse qui s’adaptent sans difficulté aux disponibilités de l’étudiant, il est difficile de trouver ailleurs. Ainsi de nombreux étudiants jonglent entre leur job et les heures de cours, ce qui impose un rythme difficile.

Barrière à l’ascension Par ailleurs certaines filières restent inaccessibles aux étudiants en situation précaire. Tantôt le coût annuel de la formation est trop élevé, tantôt elle implique des frais trop importants. Freinés par leurs trop faibles revenus, bien des étudiants ne peuvent faire de leurs études un ascenseur social. Les capacités intellectuelles et la volonté ne suffisent pas toujours… Dans ces cas-là la solidarité universitaire est vraiment fondamentale.

Fin novembre dernier

Manifestation des étudiants devant le Crous à Saint Etienne