SLOW FASHION

Le phénomène slow fashion gagne nos dressings : il s’inscrit dans une démarche éthique et durable. Toutes les grandes marques de prêt-à-porter s’engagent dans des processus plus vertueux et tentent de faire oublier que la mode est l’une des industries les plus polluantes de la planète. Zoom sur quelques attitudes à adopter pour respecter aussi bien l’environnement que l’être humain.

Retour au vintage

L’achat de vêtements de seconde main de bonne qualité, voire griffés, évite la surconsommation, le but étant de faire du neuf avec du vieux.  C’est le principe de l’économie circulaire. On vend ses anciens vêtements dans des dépôts-vente ou sur des plateformes spécialisées, telles Vinted ou Vestiaire Collective. On achète dans les boutiques spécialisées qui fleurissent un peu partout, en ligne ou dans de nombreux vide greniers (vous pouvez vous rendre à celui de la Fouillouse qui est permanent). Certaines boutiques permettent également de rapporter ses vêtements en échange d’un avoir. Certaines marques, comme The Etiquette, vont encore un peu plus loin en utilisant la méthode de location avec des formules d’abonnement.

Déchiffrage des étiquettes

Lors d’un achat, privilégiez la mention « fabriqué en France » ou éventuellement dans d’autres pays européens. Les méthodes de fabrication sont contrôlées et fiables, responsables et respectueuses des conditions de travail. Certaines marques garantissent également l’usage de textiles en coton bio ou produits dans le respect de l’environnement et des hommes. On pense, par exemple aux jeans des ateliers Tuffery ou 1083. On peut aussi se fier à certains labels, tels GOTS (Global Organic Textile Standard) ou Oeko-Tex, qui garantissent, eux aussi la conduite vertueuse des marques et fabricants.

Lessive avec modération.

On le sait maintenant tous, il faut environ 10000 litres d’eau pour fabriquer un simple jeans ou 2500 litres pour un simple tee-shirt. Se pose ensuite la question de l’entretien des vêtements ! Privilégiez les lessives naturelles, bios, sans parfum ni perturbateurs endocriniens et fabriquées en France, ou par vous-mêmes (si si, c’est facile ; internet regorge de recettes !).

Même chez le géant suédois de la fast fashion, H&M, les choses bougent, la preuve ? La nomination au poste de CEO de l’ancienne responsable de la stratégie durable du groupe, Helena Helmersson.

à Saint Etienne