Surtout ne rien lâcher !

Le décrochage universitaire désigne l’abandon par un-e étudiant-e de ses études secondaires, avant l’obtention d’un diplôme. 

Ce phénomène ne date pas d’hier, mais durant cette période de pandémie, il a davantage été mis en lumière. Même si le télétravail a permis de continuer les cours à distance, l’ambiance de travail n’est plus la même. Les habitudes changent et le contact social disparait petit à petit. Étudier derrière un écran devient donc un rituel qui peut paraître ennuyeux pour les jeunes étudiants. Cette façon d’étudier inhabituelle et difficile décourage vite les plus fragiles (souvent éloignés de leurs familles, en situation de handicap, …), qui baissent les bras.

Quels sont les signes ?

  • La difficulté de concentration
  • Les mauvais résultats
  • Le manque de motivation
  • Les retards successifs
  • Les absences à répétition
  • Un mal-être grandissant

À l’IUT de Saint-Étienne, le nombre de démissionnaires varie d’après les secrétaires de chaque département.

  • En TC : 18 démissionnaires contre 13 l’année dernière.
  • En GACO : 13 démissionnaires contre 8 l’année précédente.
  • En MP : 3 démissionnaires mais légèrement plus de personnes ayant raté leur premier semestre.
  • En GEII : il n’y a pas plus de démissionnaires que les autres années, mais beaucoup plus de personnes qui n’ont pas validé leur premier semestre.
  • En GEA : les chiffres n’augmentent pas, mais il y a un démissionnaire en 2ème année, ce qui est peu fréquent.
  • En GMP : 6 démissionnaires cette année, pas plus que les autres années.
  • GBG : 5 démissionnaires cette année contre 4 l’année précédente.

Parler, demander de l’aide dès que possible

En parler à un membre de sa famille, à l’équipe pédagogique de l’IUT, reste le seul moyen pour ne pas lâcher. Un accompagnement personnalisé est proposé par l’infirmière Christel PFISTER, présente sur le site de l’IUT du lundi au vendredi, et très impliquée dans la vie étudiante. 
 
Cette dernière nous explique que sa profession ne consiste pas seulement à soigner des blessures, donner des médicaments, elle est là aussi pour accompagner les jeunes dans leur vie étudiante. 
Elle a un rôle de médiateur, donnant accès à d’autres services universitaires (comme Cap avenir pour les questions d’orientation, ou le service de médecine préventive universitaire disposant de psychologue, assistant-e social-e, diététicien-ne, médecin). 
 
     
Il ne faut donc pas refuser l’aide qui peut se présenter à soi afin de ne pas s’isoler dans ses études. Rien n’est perdu, il y a toujours moyen de rebondir !